الحَدِيثُ الأَوَّلُ



بسم الله الرحمن الرحيم


Niveau 1 : Etude du Hadîth 1 par coeur
Compréhension de son vocabulaire

الحَدِيثُ الأَوَّلُ


عَنْ أَمِيرِ المُؤْمِنِينَ أَبِي حَفْصٍ عُمَرَ بْنِ الخَطَّابِ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ : سَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَ سَلَّمَ يَقُولُ :
" إِنَّمَا الأعْمَالُ بِالنِّيَّاتِ وَ إِنَّمَا لِكُلِّ امْرِئٍ مَا نَوَى , فَمَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ إِلَى اللهِ وَ رَسُولِهِ فَهِجْرَتُهُ إِلَى اللهِ وَ رَسُولِهِ , وَ مَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ لِدُنْيَا يُصِيبُهَا أوْ امْرَأَةٍ يَنْكَحُهَا فَهِجْرَتُهُ إِلَى مَا هَاجَرَ إِلَيْهِ "
رَوَاهُ البُخَارِيُّ وَ مُسْلِم 
 Audios
  1. http://www.albetaqa.com/cards/displayimage.php?album=164&pos=41
  2. http://www.kalemat.org/fls/mp3/nawawi01.mp3
Traduction rapprochée du Hadîth dans la langue Française : 
Selon l'émir des croyants Abû Hafs 'Omar Ibn al Khattâb - رضي الله عنه - a dit : J'ai entendu l'Envoyé d'Allah - صلى الله عليه و سلم - dire :
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention.
Celui dont l'émigration a pour fin Allah et Son Envoyé, son émigration sera composée comme étant pour Allah et Son Envoyé. Celui dont l'émigration a pour fin un bas-monde qu'il atteint, ou une femme qu'il épouse, son émigration ne sera comptée que ce vers quoi il a émigré »
(Hadith unanimement accordé, rapporté par Al-Bukhary (1/9) (n°1) ; Muslim (3/1515)

Niveau 2 : Etude, compréhension du commentaire


1- Importance du hadîth

C'est un des hadîths les plus importants qui constituent le pivot de l'Islâm ; il est un des fondements de la religion et la plupart des règles juridiques tournent autour de lui. C'est ce qui ressort des dires des savants.
Ainsi Abû Dâwûd a dit qu'il constitue la moitié de l'Islâm, car la religion est soit apparente, à savoir les actes, soit intérieure, c'est-à-dire l'intention.
L'Imam Ahmed et Ash-Shâfi`î on dit, quant à eux, qu'il résume le tiers de la Science ; car ce que l'homme acquiert [en terme de bonnes ou mauvaises œuvres] se fait par le cœur, la langue et les membres.
L'intention du cœur est l'un de ces trois moyens. C'est pourquoi les savants ont jugé bon de commencer leurs livres et leurs receuils par ce hadîth. C'est ainsi qu'Al-Bukhary l'a placé en tête de son sahih et qu'An-Nawawi a commencé ses trois ouvrages (…) avec ce même hadîth.

L'intérêt de le mettre en tête de leurs ouvrages est d'indiquer à celui qui recherche la science la nécéssité de purifier son intention et de la consacrer à Allah, dans sa quête et dans l'accomplissement de ses œuvres pies.


2- Les cironstances du hadîth

Dans on ouvrage Al-mu`jam al-Kabîr, At-Tabarânî rapporte, avec une chaîne de transmetteurs sûrs, qu'Ibn Mas`ûd رضي الله عنه a dit : « Il y avait parmi nous un homme qui avait demandé en mariage une femme appelée Umm Qays. Celle-ci refusa de l'épouser à moins qu'il consente à émigrer de La Mecque vers Médine. Il fit le voyage et se maria avec elle. C'est pourquoi nous l'appelions Muhâjir Umm Qays (L'émigré d'Umm Qays). »

3- Ce que l'on peut retenir du hadîth et ses bonnes directives

< L'intention est une condition de validité des actes >
Tous les savants sont d'accord pour affirmer que les actes des croyants, légalement responsables [1], ne sont considérables, aux yeux de la religion, et n'entraînent de rétribution qu'en présence de l'intention.
L'intention est un pilier et une condition de validité dans les pratiquent cultuelles qui sont des fins en elles-mêmes, comme la prière, le pèlerinage, et le jeûne, et non des moyens (pour d'autres aces). Tandis que pour les actes, qui sont seulement des moyens, comme les ablutions, le lavage du corps, elle est considérée par les hanafites comme une condition de perfection (shart kamâl) qui permet d'obtenir la rétribution divine. Par contre, les shâfi`ites et d'autres encore, y voient une condition de validité (shart sihha), sans laquelle l'acte (qui fait fonction de moyen) n'est pas validé.

< Quand et comment formuler l'intention >
L'intention doit être formulée au commencement de la pratique cultuelle : au moment de prononcer la formule « Allahu Akbar » en vue d'accomplir la prière, au moment de se mettre en état de sacralisation pour le pèlerinage (al-ihrâm bi-l-hajj). Quant au jeûne, il suffit de formuler l'intention de le faire avant l'aube, car il est difficile de connaître le moment exact où celle-ci se lève.
L'intention à pour siège le cœur.
Il est impératif de désigner l'acte que l'on veut accomplir et de le distinguer des autres. Autrement dit, il ne suffit pas d'avoir l'intention de s'acquitter de la prière ; encore faut-il préciser la prière dont on va s'acquitter, la prière de Zhuhr, celle de `Asr, etc.

< Mérite de l'intention >
Le Croyant qui formule l'intention de faire une bonne œuvre, mais qui en est empêché, par une raison contraignante, comme la maladie ou la mort, etc., est quand même récompensé pour son intention première.

< La sincérité dans les actes d'adoration >
Le hadîth nous incite à la sincérité dans chacun de nos actes et dans nos pratiques cultuelles pour en être récompensés dans la vie dernière et récolter le succès et la réussite dans la vie d'ici-bas.

< L'intention corrige le statut des actes >
Lorsqu'on accomplit quelques actes utiles et quelques bonnes œuvres qui ne relèvent pas du culte, avec une bonne intention, en toute sincérité, et dans l'espoir de l'agrément d'Allah, ils deviennent actes d'adoration.